La certification (ex-accréditation) des établissements de santé est une démarche obligatoire pour l’ensemble des établissements sanitaires (publics et privés) du territoire français. La certification des établissements de santé est régie par la loi. L’organisme compétent pour piloter les démarches de certification est la Haute Autorité de Santé, (anciennement ANAES : Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé). La HAS a pour mission de faire progresser les établissements de santé dans le domaine de la qualité.
La certification n’est pas un examen ou un concours que passe chaque établissement mais plutôt un travail de fond mobilisant l’ensemble de ses personnels autour d’un objectif commun : mieux travailler ensemble pour assurer une prise en charge de qualité. Elle a donc pour objectif l’amélioration de la prise en charge des patients. La certification se distingue de l’inspection car elle met l’accent sur la participation des professionnels de l’établissement. Ceux-ci évaluent leur propre établissement en se basant sur des éléments de référence fournis par la HAS.
Le bilan de l’auto-évaluation interne est ensuite transmis à l’équipe d’experts désignée par la HAS pour conduire une vérification sur place. Cette évaluation externe et indépendant porte sur l’ensemble de l’organisation et des pratiques de l’établissement (services cliniques, médico-techniques, logistiques et administratifs) car la prise en charge satisfaisante du patient implique l’action coordonnée de nombreux acteurs. La HAS se fonde sur des critères précis pour apprécier les structures, le fonctionnement et les résultats des établissements en termes de qualité des soins et de satisfaction du patient.
Les experts visiteurs rédigent ensuite un rapport pouvant comporter des recommandations. Cette démarche comprend ainsi un dispositif de suivi qui vise à engager les professionnels de l’établissement dans une démarche qualité durable.
Le deuxième cycle de visites de certification a commencé depuis mai 2005 et se poursuivra jusqu’en 2010.
Pour le CHI de la Haute Saône, la première visite a eu lieu en septembre 2004 et la deuxième en juin 2008.
Le CHI70 est accrédité sans réserves. L'établissement s'est engagé dans la mise en oeuvre d'actions d'amélioration en regard des recommandations.
De plus, le CHI70 a initié une réflexion sur l'accréditation du Laboratoire de Biologie Médicale selon la norme EN NF 15189.
Lutte contre les infections
Qu’est ce que les infections nosocomiales ?
De nombreux germes et agents infectieux tels que les virus, les bactéries, les champignons sont présents dans les hôpitaux Ces multiples organismes peuvent être à l’origine, chez les patients hospitalisés, de maladies infectieuses appelées infections nosocomiales.
La survenue d’une infection nosocomiale est favorisée par la situation médicale du patient qui dépend de sa fragilité liée à son âge ou à sa pathologie, de la lourdeur et la complexité des traitements dont il a besoin, du respect des règles d’hygiène hospitalière par les professionnels de santé qui le prennent en charge.
Ces infections peuvent être directement liées aux soins, ou survenir lors de l’hospitalisation indépendamment de tout acte de soins, elles sont alors inévitables.
Les infections nosocomiales sont donc des infections contractées dans un établissement de soins, qui n’étaient pas présentes ou en incubation chez le patient au moment de son admission.
Organisation de la lutte contre les infections nosocomiales La lutte contre les infections nosocomiales (LIN) est un élément fondamental de la politique d’amélioration de la sécurité et de la qualité des soins dans un établissement de santé. Pour notre établissement, en terme de qualité, de transparence et de confiance des usagers, la LIN est indispensable. Elle ne peut être effective que par le développement continu d’un dispositif spécifique et structuré constitué du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) et de l’ Equipe Opérationnelle d’Hygiène (EOH)
Le CHI de la Haute Saône s’est engagé activement dans cette démarche, en intégrant complètement le programme d’action du CLIN dans le projet d’établissement et en créant en 2001 une équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) chargée de mettre en œuvre ce programme d’action. Cet engagement témoigne de la volonté de l’établissement et des professionnels de santé du CHI de la Haute Saône de « maîtriser » le risque infectieux nosocomial.
Le CLIN Le CLIN est composé de médecins, pharmaciens, personnels soignants, directeurs d’établissement et autres professionnels de l’établissement. Le représentant des usagers est membre invité permanent.
Son rôle consiste à organiser, planifier et animer la LIN dans l’établissement, en étroite collaboration avec le directeur de l’établissement, le directeur des services de soins infirmier et le président de la commission médicale d’établissement. Il définit la politique que l’équipe opérationnelle d’hygiène et l’ensemble des personnels médicaux, paramédicaux et techniques devront mettre en application.
L’EOH C’est une structure de terrain chargée d’appliquer la politique de LIN définie au sein de l’établissement. Elle est composée d’un personnel dédié à la gestion du risque infectieux avec un médecin, deux infirmières hygiénistes, une bio technicienne et une secrétaire. L’EOH participe, en collaboration avec les services concernés à l’élaboration de recommandations, assure leur mise en place et leur évaluation. Elle organise le recueil et le traitement des données de surveillance, elle coordonne et participe à la formation de professionnels dans la gestion du risque infectieux, elle réalise les investigations lors de survenue d’évènements inhabituels comme par exemple une épidémie. Avec le CLIN, elle assure le suivi du tableau de bord des infections nosocomiales, élément clé du programme national de lutte contre les infections nosocomiales 2005-2008.
Le tableau de bord des infections nosocomiales Les objectifs de ce tableau de bord sont : -d’adapter les structures et faire évoluer le dispositif de LIN, -d’améliorer l’organisation des soins et les pratiques des professionnels, -d’optimiser le recueil et l’utilisation des données de surveillance et le signalement des infections nosocomiales, -de mieux informer les patients et communiquer sur le risque infectieux lié aux soins -de promouvoir la recherche sur les mécanismes, l’impact, la prévention et la perception des infections nosocomiales -d’inciter les établissements de santé à mesurer leurs actions et leurs résultats en matière de lutte contre les infections nosocomiales et d’autre de permettre un suivi dans le temps et une comparaison entre établissements.
Il comprend 5 indicateurs : -ICALIN : indicateur des moyens engagés par l’établissement dans la LIN -ICSHA : Indicateur du respect de l’hygiène des mains exprimé en pourcentage de la consommation annuelle en litres pour 1000 journées d’hospitalisation de l’établissement par rapport à la consommation annuelle attendue pour l’établissement (25,5 litres/1000 Journées d’hospitalisation). -Un indice composite sur les infections du site opératoire -Le taux d’incidence des staphylocoques dorés résistants, reflet des mesures d’hygiène et de la prescription des antibiotiques -La consommation annuelle d’antibiotiques
CONSULTER NOS INDICATEURS QUALITE ANNUELS
Site national PLATINES publication des indicateurs qualité
La prise en charge de la douleur est une priorité au sein du CHI, elle est réalisée par les soignants au sein de chaque service d'hospitalisation : reconnaissance et évaluation de la douleur, mise en place de traitements curatifs ou préventifs, prévention de la douleur provoquée par les soins.
L'équipe anti-douleur est sollicitée pour les patients dont la prise en charge est parfois plus difficile, tant au niveau de l'évaluation que du traitement. Cette équipe est également investie dans l'amélioration globale de la prise en charge de la douleur au sein de l'établissement par le biais de nombreuses actions de formation et de sensibilisation auprès du personnel soignant. Citons par exemple la formation à l'évaluation de la douleur chez les malades non communicants qui expriment leur douleur de façon non verbale et qu'il faut savoir apprécier et quantifier, la formation à la prise en charge de la douleur provoquée par les soins. Ces actions s'intègrent dans le cadre national du plan Douleur 2006-2010 qui met l'accent sur les douleurs provoquées par les soins et l'évaluation de la douleur des personnes âgées dépendantes.
L'équipe anti-douleur participe à la définition de la politique globale de l'institution au sein du CLUDS (Comité de Lutte contre la Douleur et pour les Soins de Support). Des enquêtes de satisfaction des patients, réalisées avec le concours du Département Qualité, sont réalisées régulièrement et permettent d'adapter les pratiques et les formations en rapport avec la prise en charge de la douleur.
Enfin, il existe au sein du CHI une consultation de prise en charge des douleurs chroniques rebelles : elle s'adresse aux patients présentant pour la plupart des douleurs depuis plusieurs mois, rebelles aux antalgiques classiques, avec un fort retentissement sur la qualité de vie. Un exemple en est donné par les douleurs chroniques d'origine neurogène : douleurs après un zona, sciatalgies chroniques... De symptôme, la douleur est devenue une maladie à part entière et nécessite une prise en charge particulière qui est réalisée au sein d'une équipe multi-disciplinaire.
Une évaluation spécifique est effectuée chez ces patients, tant médicale que psychologique, à l'aide d'échelles d'évaluation adaptées à la douleur chronique. Différents traitements médicamenteux et non médicamenteux sont ensuite proposés : adaptation du traitement médicamenteux, relaxation et gestion de la douleur, appareils de neurostimulation transcutanée, prise en charge psychologique. La prescription des dispositifs de neurostimulation transcutanée, qui est souvent efficace dans les douleurs neurogènes rebelles, ne peut être réalisée qu'au sein de cette consultation spécialisée. Tous les types de douleurs rebelles, cancéreuses par exemple, peuvent bénéficier de cette consultation.
Les soins de soutien et soins palliatifs
QUE SONT LES SOINS PALLIATIFS ?
Les soins palliatifs sont l'ensemble des soins complémentaires des soins curatifs* dans le cadre de maladie grave, évolutive, non guérissable. Ce sont des soins « actifs » dont l'objectif est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes mais aussi de soulager la souffrance psychologique, sociale, familiale... Les soins palliatifs s'adressent autant à la personne malade qu'à sa famille, ses proches.
Qu'appelle-t-on "phase palliative" d'une maladie ?
Il s'agit du moment où la maladie va continuer à progresser, quelques fois lentement, quelques fois rapidement,
malgré tous les traitements adaptés ; c'est donc une phase où il sera aussi important d'améliorer la qualité de vie que de prolonger la quantité de vie. Vous voulez en savoir plus? : www.sfap.org
* soins curatifs : soins dont le but est de guérir la cause de la maladie ou de maîtriser le plus possible cette cause.
LES SOINS PALLIATIFS AU CHI
Vous pouvez solliciter l'Equipe Mobile de Soutien et Soins Palliatifs au 03 84 96 68 23. Voir la fiche de service
Cette équipe a pour fonction 1 - Traiter la souffrance physique et morale des personnes atteintes de maladies graves, et de leurs proches - Ecouter, conseiller, soutenir, y compris dans le suivi de deuil, - Gérer les symptômes difficiles, prendre en compte le ressenti de chacun, - Prendre contact avec les autres professionnels.
2 - Conseiller les professionnels du soin, dans le cadre de situations difficiles - Aider à gérer les symptômes, aider à gérer les situations relationnelles difficiles, - Aider dans les prises de décisions délicates.
COMMENT ?
- Par des consultations externes sur les trois sites, - Par des interventions dans les services des trois sites, - Par de la formation.
QUELS SONT LES PRINCIPES QUI SOUS-TENDENT CETTE PRATIQUE PALLIATIVE ? Le malade comme un être vivant jusqu'à son décès et la mort comme un processus naturel. Les soins palliatifs cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables (ou appelés aussi « acharnement thérapeutique »). Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort (euthanasie « active »). Ils s'efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu'au décès et améliorer la qualité des soins.
Les soins palliatifs cherchent à améliorer : - l'accès aux informations par la personne malade et leur compréhension, le respect de ses souhaits ainsi que de ceux de son entourage, - la démarche d'écoute et de disponibilité permettant un bon accompagnement, l'importance de la parole et l'importance d'exprimer ses vécus, - l'approche globale, comprenant les aspects physiques, relationnels, les conséquences de la maladie, les bouleversements familiaux, les besoins sociaux…
La loi Léonetti (22 avril 2005), relative aux droits des malades et à la fin de vie : Téléchargez le PDF
Elle institue des droits fondamentaux pour le malade qu'il soit en fin de vie ou pas : droit au refus de soins, importance de la personne de confiance, importance des directives anticipées du malade. Elle institue également des temps de concertation et discussion en équipe pour les situations difficiles : ce sont des situations qui nécessitent une démarche éthique. Ces situations peuvent être celles de refus de soins, de souffrance rebelle, d'obstination thérapeutique... Elle introduit la notion de collégialité avec nécessité d'un regard extérieur : l'équipe mobile de soutien et de soins palliatifs.
Relation avec les usagers
Les usagers du Centre Hospitalier ont plusieurs modes d'expression :
Vous disposez de représentants qui participent à la vie du CHI : Plusieurs instances associent des représentants des usagers, qui sont vos porte-parole : le Conseil d' Administration compte 3 représentants des usagers ayant voix délibérative et 1 représentant des familles des personnes accueillies en maisons de retraite avec voix consultative, le Conseil de la Vie Sociale, qui donne un avis et fait des propositions au Conseil d'administration sur toutes les questions intéressant le fonctionnement du secteur d'hébergement des personnes âgées, associe des représentants d'usagers, le Comité de Lutte contre les Infections nosocomiales, qui définit la politique en matière d'hygiène et de prévention des infections contractées pendant le séjour à l'hôpital , associe un représentant des usagers avec voix délibérative.
Enfin, le comité de pilotage de préparation de la visite de certification par la Haute Autorité de Santé comprend un représentant des usagers. Celui-ci participe également à plusieurs groupes de travail.
Les représentants des usagers sont à votre disposition pour vous écouter durant et après votre séjour.
Vous pouvez saisir la Commission des Relations avec les Usagers et de la qualité de la prise en charge :
Cette Commission, mise en place en 2005, remplace la commission de conciliation. Son rôle est de veiller au respect des droits des usagers, faciliter leurs démarches et contribuer par ses avis et propositions à l'amélioration de la politique d'accueil et de prise en charge des personnes malades et de leurs proches. Elle comprend 2 représentants des usagers titulaires, ayant voix délibérative, et 2 suppléants. Cette Commission peut être saisie par simple courrier adressé au Directeur.
Vous pouvez vous exprimer directement : - soit par l'intermédiaire du questionnaire de sortie, qui vous est remis avec le livret d'accueil lors de votre séjour - soit par simple courrier adressé au Directeur.
Nous nous engageons à répondre par écrit à votre demande. Nous pourrons également organiser, si vous le souhaitez, une rencontre avec un médiateur médical ou non médical de l'établissement, pour évoquer vos motifs de mécontentement et y répondre. De plus, l'ensemble des questionnaires de sortie et des courriers reçus sont analysés et une synthèse est présentée à la Commission des relations avec les usagers.
Vous pouvez être sollicité par l'établissement :
Durant votre séjour, vous serez peut-être invité à répondre à des enquêtes de satisfaction sur des thèmes ponctuels (exemple : prise en charge de la douleur, restauration....). Partie intégrante de notre démarche qualité, ces enquêtes nous sont précieuses pour conduire des actions d'amélioration. Nous vous remercions par avance de bien vouloir y participer.
Pour plus d'informations, consultez le site du ministère: